Qu’est ce que le découpage technique ?

KEZAKO : LE DÉCOUPAGE TECHNIQUE

Définition : Le découpage technique est un document qui intervient lors de la préproduction d’un film.

Ce dernier peut prendre plusieurs formes, mais son but est de décrire tous les plans qu’il faudra filmer le jour du tournage. 

Utile également en postproduction, il permet au monteur de suivre un schéma détaillé l’aidant dans la phase dite du bout à bout.

Le découpage technique comprend :

  • Une description visuelle, ce que nous voyons à l’image.
  • Une description sonore, ce que l’on entend à chaque moment
  • Une description technique, comment chaque plan est filmé (valeur du cadre, optique etc…)
  • Des informations sur les raccords entre les plans
  • Les informations essentielles du plan, scène, lieu, conditions
  • La durée de chaque plan

Découpage technique, story-board et plan au sol

Le découpage technique sert de base à la création du story-board.

Grâce à ce dernier, un illustrateur peut mettre en dessin les intentions du réalisateur. Ces deux documents combinés ne laissent aucune place au doute sur le tournage. La communication n’en est que plus aisée.

Pour aller encore plus loin, le plan au sol peut être également fusionné au découpage technique et au story-board. Le plan au sol est une vue du dessus de votre scène mettant en images les déplacements de caméra et des acteurs. Nous vous en parlerons plus en détails dans un prochain article.

Comment faire un découpage technique ?

Il n’y a pas de format standard pour le découpage technique, tout le monde y va de sa recette. Alors voici comment nous procédons chez Libellule Productions :

Nous prenons pour base notre scénario.
Toute la difficulté est ici d’imaginer les plans en fonction de notre scène. Une même scène (On entend par « même scène » : dialogues, actions et lieux identiques.) peut être découpée de différentes façons donnant un résultat totalement différent.

Sur une scène de dîner de 1 minute, nous pouvons avoir 4 valeurs de plans et un total de 8 plans. Ce qui donne un rythme lent, répétitif. Ce peut être voulu pour appuyer une blague, montrer le ridicule d’une situation, créer une gêne.

À l’inverse, la même scène, découpée avec 8 valeurs de plans sur un total de 16 plans donnera un rythme beaucoup plus effréné et créatif. Les plans étant plus nombreux sur la même durée, ils s’enchaînent donc plus vite. Nous pouvons ainsi mettre en avant une certaine tension dans la scène, appuyer le regard du spectateur sur des détails en gros plan etc….

Une fois que nous avons déterminé comment découper notre scène, nous décrivons ce qui se passe sur chaque plan, aussi bien au niveau du son que des actions et de l’image.

Le raccord, permet d’enchaîner naturellement deux plans, que ce soit un raccord dans le mouvement, un fondu au noir ou au blanc, ou tout autre type de raccord. Il est important de les noter dans le découpage technique pour que sur le tournage nous prenions en compte ces derniers pour ne pas les oublier. Mais également pour que le monteur sache comment raccorder les plans.

Entre en dernière partie, la partie technique, il s’agit ici de préciser les valeurs de plans : large, moyen, serré ; le cadrage : par-dessus l’épaule, cow-boy, gros plan etc… Mais également des informations sur l’optique : sphérique, anamorphique, 35mm 50mm. Bref, la partie technique s’adresse directement à l’équipe image sur le tournage. Elle s’occupe de tous les réglages pour que la mise en scène soit conforme à l’imagination du scénariste.

Pour déterminer la durée de nos plans, rien de plus simple ! Nous les jouons pour de faux en se chronométrant. Risible, mais efficace, cela permet de se rendre compte de ce que l’on demande à nos comédiens, notre équipe technique et du minutage pour rester dans les clous.

Pour conclure

Le découpage technique est un élément primordial dans la création d’un film. Il permet au réalisateur de s’assurer de la bonne transmission de ses idées à son équipe. Sans lui, les tournages seraient bien plus compliqués.

On entend souvent dire « pas besoin de découpage je l’ai dans la tête » ! Vous, peut-être, et encore il arrive que pas tout à fait… Mais votre équipe, pour sûr, ne l’a pas. Sans découpage, cette dernière serait perdue et vous passerez tous une mauvaise journée sur le plateau.

Alors on évite les ondes négatives et on fait son découpage technique !

Le sound design, c’est quoi ?

Kesako Libellule
Le sound design, c’est quoi ?

On entend souvent dire que le son en vidéo est important, mais pourquoi ? Quels sont ces sons que l’on n’entend pas, ceux qui nous mettent dans une certaine ambiance, transmettent une émotion, illustrent une action et parfois même sont porteurs de message ? C’est ce que nous allons découvrir dans notre dernier article !

Définition : le sound design

Que ce soit au théâtre, sur un film, un jeu vidéo, un dessin animé ou même dans des livres audio : le sound design est l’art de créer une bande sonore cohérente avec l’histoire racontée, afin de favoriser l’immersion.

Une bonne bande sonore peut comporter beaucoup de choses :

Une, voir plusieurs musiques
Et ce, dans un même univers, avec des instruments et des rythmes similaires; utilisée en fonction des situations.
La musique principale de la création, souvent appelée “main theme”, doit être la plus poussée, la plus reconnaissable et la base de toutes les « sous » musiques.

Sound design

Les bruits
Ceux-ci sont bien réels. Sur un plateau de tournage, on peut intercepter certains bruits qui ne seront pas créés en studio; cela peut être un coup-de-poing sur un sac de frappe dans une scène d’entraînement, un verre qui se pose sur la table sur une scène d’apéritif ou tout autre son naturel contrôlé sur le tournage.

Des bruitages
Créées de manière artificielle, les bruitages traduisent la plupart du temps une action. Ils sont créés en studio à partir de matériel hétéroclite; c’est beaucoup de bricolage. Dans Star Wars, les sabres laser sont en réalité un mix de beaucoup de sons différents, notamment le bruit sourd d’un vidéo-projecteur mélangé à celui d’un aspirateur. Les chasseurs TIE, vaisseaux spatiaux du film, sont eux, des cris d’éléphants au ralenti !

Les voix
Et oui, c’est au sound designer de gérer aussi les voix des protagonistes !
Au moment de l’enregistrement, l’ingénieur du son fait la prise la plus qualitative possible. Mais, c’est au sound designer de passer derrière lui ! En effet, rien n’est jamais parfait sur la prise et c’est à la post-production d’y remédier.
Ainsi, le mixage des voix est très important : accentuer la diminution de l’intensité sonore lorsque le personnage s’éloigne de la caméra, faire en sorte que les voix s’entendent dans leur environnement ou l’inverse si telle est l’intention. Mais aussi, nettoyer le son de tous ses défauts, comme les bruits de bouche, bruits involontaires etc …

Du silence
L’absence de son n’existe en réalité jamais (sauf dans l’espace!). C’est donc tout naturellement que les créations auditives se doivent de respecter cette règle.
Lors du tournage, des prises de « son seul » sont effectuées pour enregistrer les micro-bruits d’une pièce, d’une rue, d’un espace. De ce fait, au mixage son, ces pistes audio que l’on n’entend pas, ou plutôt auxquelles on ne fait pas attention, sont pourtant toujours présentes. Grâce à ces dernières, les transitions entre les scènes sont plus fluides et l’ambiance toujours respectée. 

La boite à outils du sound designer :

Les effets :
Les effets sonores sont multiples ! Certains permettent de déformer un son – l’accélérer ou le ralentir, et d’autres, peuvent même isoler des fréquences précises pour venir le trafiquer..
Les filtres Snapchat, Instagram ou encore des effets de voix style fête foraine ou déformation – très utilisés sur Youtube, sont les plus connus, car ils sont les plus visibles appliqués directement sur la voix. N’oublions pas tous les autres effets qui peuvent être intégrés, sans s’accorder à la voix, directement mais potentiellement à n’importe quel type de son ! Certains effets sont même très peu perceptibles pour une oreille inattentive.

La synthétisation :
Il s’agit ni plus ni moins de la création de son complètement artificiel. A partir d’un synthétiseur, en appliquant des paramètres voulus, il est possible de produire des sons qu’on ne connaît pas encore ou du moins extérieurs aux sons dits naturels. C’est au sound designer de jouer avec son synthé pour créer LE son qui correspond à sa vision de la création.

 

Les Samples :
Il s’agit d’échantillons de sons déjà existants : prendre la basse d’une musique, couper l’enregistrement d’une machine à café uniquement au moment où le liquide coule etc etc… Tous ces samples peuvent être vus comme des Lego qu’il faudra par la suite agencer soit séparément, soit en les mixant pour créer de nouvelles formes de nouveaux sons.

Un peu d’histoire

Le sound design prend racine bien avant la création du cinéma, et même celle du théâtre. Toute civilisation racontait des histoires en mimant des bruits, créant des atmosphères sonores avec divers instruments du plus rudimentaire au plus sophistiqué. Il n’y a donc pas de date précise pour la création du principe.

En effet, à l’inverse de ce que l’on peut penser, le cinéma n’a jamais été muet. Même sans dialogues, lors des projections, un pianiste guitariste ou tout autre musicien accompagnait à l’époque la projection, réagissant à ce qu’il voyait à l’écran. De même, les bruits de la salle – soupirs, rires, exclamations et autres interactions sonores des spectateurs, rythmaient eux aussi le film, créant déjà une expérience complète aussi bien visuel que sonore.
Ainsi, on peut dire sans entrave que le sound design a toujours existé !

 

Cependant, on peut dater sa vision moderne aux années 1970, avec des films comme Apocalypse Now et Star Wars (chef d’œuvre cinématographiques et précurseurs du Sound design actuel).

En définitive, le sound design c’est, en soi, beaucoup de choses !

Un simple coup de fusil peut aussi bien servir à vous immerger dans une scène d’action, vous faire sursauter dans une scène de suspens, et même à vous tirer une larme hors champ, en laissant sous-entendre la mort d’un personnage principal.

Le sound design, ce sont des bruits, des sons, des musiques inoubliables, du réalisme, de l’émotion c’est parfois même une forme de réécriture de la création audiovisuelle que vous visionnez.

 

A présent, vous ferez – peut-être, plus attention à ces petits détails qui font une grosse différence….

Le motion design, c’est quoi ?

Kesako Libellule
Le motion design, c’est quoi ?

Définition, le motion design :

Le motion design – ou animation graphique, est une forme d’art dont l’essence même est le mouvement d’un ou plusieurs objets. On appelle motion design toute animation possédant du mouvement. 2D, 3D, illustration tout y passe. 

Le motion design est présent sur énormément de supports : vidéos sur les réseaux sociaux, le cinéma, les émissions télés et autres streams en ligne.

Attention ! Aujourd’hui encore, la définition du motion design est encore quelque chose de flou. 

Deux écoles existent :

Certains résument le motion design au graphisme animé, tandis que d’autres ont une définition plus large englobant tous les arts de l’animation comme le dessin animé, la 3D, les effets spéciaux, etc…

 

Pourquoi faire du motion design ?

Du bandeau affichant le nom de l’intervenant au JT aux effets spéciaux (digitaux) au cinéma, le motion design s’est récemment fait une place de choix sur Internet. 


En effet, c’est un moyen sûr et efficace pour se faire comprendre. Nombreuses sont les entreprises présentant leur activité via des animations graphiques. 

Un exemple connu sont les spots de la Maïf ! Un design simple, une voix off, un message qui va droit au but tout en ayant une direction artistique qui marque les esprits avec une pointe d’humour. 

 

Les applications du motion design sont multiples et n’importe quelle entreprise peut y recourir, que ce soit pour de la communication interne ou externe. 

C’est un excellent moyen d’expliquer une nouvelle fonctionnalité sur un logiciel, l’usage d’un outil, présenter une activité ou sensibiliser sur des événements…

Les applications sont infinies !

De plus, le motion design étant obligatoirement de la vidéo, si vous avez encore des doutes sur son utilité,vous pouvez retrouver ici notre top 5 des raisons pour faire de la vidéo.

 
maif motion design

Histoire du motion design :

Même si la date officielle de cette forme d’art est largement disputée, les avis convergent d’une façon générale vers les années 1920. 

On retrouvait à l’époque des films abstraits faisant appel à des formes statiques.

Dans les années 40, Norman Mclaren et Oskar Fischinger, pionniers du cinéma, expérimentent le graphisme au cinéma et y incorporent du mouvement.

10 ans plus tard, cette expérimentation fait ses preuves et devient une branche à part entière à l’intérieur même de l’industrie du grand écran.

naissance du motion design

À partir de là tout s’accélère :

  •  le générique de fin de film tel qu’on le connaît déroulant du bas vers le haut naît en 1955 (eh oui, c’est aussi du motion design)

  • Les chaînes de télévision décident d’animer leur logos une par une.

  • En 1960, le terme motion Graphic voit le jour. Une référence directe à l’entreprise qui s’est spécialisée dans cet art “Motion Graphic Inc.” 

  • La même année Saul bass, un graphiste américain, fait passer le motion design dans un autre monde. De simples incrustations informatives, le motion design devient expression et atteint enfin le statut d’art à part entière. Ses œuvres “l’homme au bras d’or” ou “Psychoses” sont aujourd’hui encore des références pour des créations de génériques.

Les années 2000 marquent un tournant pour l’animation graphique !

 

Avec l’arrivée d’internet, de nouveaux métiers apparaissent ainsi que de nouveaux outils. Les principales agences de publicité à travers le monde reconnaissent l’intérêt du motion design en fondant des pôles entiers à la pratique : Youtube, les animations flash sur les sites, la publicité… Ça y est, la grande histoire du motion design à pris son envol. 

Passé de l’incrustation législative au cinéma à une forme d’art à la portée de tous.

 

Pour conclure :

Le motion design est un art reposant sur le mouvement de formes.

Utilisé dans tous les domaines pour tous les buts, il s’impose lorsqu’il s’agit de faire passer un message de façon simple sur internet.

 

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Qu’est-ce qu’un storyboard ?

dessiner un storyboard

KESAKO LIBELLULE LE STORYBOARD

Le storyboard, ou scénarimage, est un document utilisé dans la réalisation de créations audiovisuelles. Il intervient après l’écriture du scénario afin de l’illustrer.

Partie intégrante de la préproduction (production avant tournage), cet élément permet à toutes les équipes de se mettre d’accord sur une vision scénaristique et artistique de leur production.  

Cette présentation met en avant de façon visuelle l’agencement des différents plans, les mouvements de caméra, des personnages et la disposition des éléments du décor.

L'utilité du storyboard

Grâce au storyboard :

          L’équipe de préproduction peut prévoir en amont du tournage tous les éléments nécessaires à l’élaboration du film

          Le client obtient un aperçu de son film avant sa réalisation

          Les équipes de tournage ont une ligne directrice à suivre lors de ce dernier

          En postproduction, le montage est plus fluide car guidé par le scénarimage réalisé en amont

 

 

 

2 modèles de storyboard :

Le modèle bande dessinée (BD)

Une suite de dessins représentant chacun un plan. Chaque dessin est complété avec de potentielles flèches pour illustrer les différents mouvements présents à l’image. Des informations quant au style de plan (panoramique, zoom, travelling, dezoom etc…), de cadrage (plan américain, ceinture, plein pied etc…) ainsi que la durée de chaque plan peuvent également y figurer.

Le modèle plan par plan (P par P).

Plus complet, ce modèle détail chaque plan de façon précise. Ainsi, quand sur une page, avec le modèle BD, nous avions plusieurs plans, sur le modèle P par P, un seul plan est présent par page. Cette méthode permet de décrire chaque moment du plan avec des images clés et éventuellement des intermédiaires, on l’utilise fréquemment pour des réalisations demandant des effets spéciaux ou des plans dits complexes.

exemple de story board

Histoire du storyboard :

La création du storyboard remonterait à la fin du 19ème siècle et serait une invention du réalisateur français Georges Méliès, cocorico. Mais si, vous le connaissez ! C’est le réalisateur du film « Voyage dans la Lune » avec cette fameuse image de la Lune humanisée, recevant une ogive dans l’œil en noir et blanc. Ce dernier ne laissant jamais rien au hasard, écrivait tous les détails de ses films avant réalisation en utilisant même des dessins.

Cependant, c’est bien à la firme Disney, que l’on doit la version moderne du scénarimage. Plus précisément avec le scénariste Webb Smith qui, au début des années 1930, dessinait plan par plan les animations du studio.

La version BD, elle, arrivera plus tard, avec la démocratisation des comics et autres œuvres dessinées, largement inspirée par la pellicule cinématographique.

créateur du story board

Le storyboard, plus d'informations

Pour aller plus loin

Le storyboard est un travail de longue haleine ; rarement figé, il sera modifié au cours de la réalisation du film. Un avis du client différent de la vision du storyboarder, des désaccords en interne, un imprévu lors du tournage, une réécriture au montage… autant de facteurs pouvant modifier le scénarimage.

La personne chargée de la création du storyboard est appelée le storyboarder ou scénarimagiste. En fonction de la taille de la boîte de production, cela peut être un poste à part entière dans l’entreprise ou une fonction occupée par un employé polyvalent – voire par le réalisateur lui-même.

Conclusion

En animation, motion design, film institutionnel, et même cinéma les applications sont multiples. Du moment qu’une réalisation audiovisuelle est impliquée, le storyboard s’impose !