Interview : la vidéo dans la stratégie digitale

Interview :
la vidéo dans la stratégie digitale

Mettre en place une bonne stratégie digitale est bien moins simple que ce que l’on pense. Tout évolue très rapidement dans ce milieu, et il est important d’être à la pointe des tendances pour des résultats optimaux. 

Nous sommes allés à la rencontre de Natalia Monfort, directrice et fondatrice de l’agence de communication digitale Optimize & Cie. 

Le but : nous éclairer sur les to do or not to do en communication digitale, et surtout, préciser la place de l’audiovisuel dans ce vaste secteur.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

     Je m’appelle Natalia, j’ai 35 ans, et j’ai créé l’agence Optimize&cie à Bordeaux il y a exactement 7 ans. L’idée c’est de pouvoir accompagner les entreprises dans leur stratégie de communication, en allant au plus simple, c’est à dire rendre accessible la communication à des personnes dont ce n’est pas le métier. On est vraiment là pour les aider à rencontrer le bon prestataire, savoir quel budget prévoiret quelle action choisir, à quel moment. Concrètement, les accompagner dans leur stratégie de com’. Nous intervenons notamment sur le digital, où les réseaux sociaux représentent environ 50% de notre activité. On propose de former les professionnels aux réseaux sociaux, au référencement naturel ou payant, ou de gérer directement la communication de nos clients, notamment avec des prestations de community management. 

Quels sont les enjeux professionnels de votre métier ?

     L’enjeu c’est de trouver les bonnes manières d’accompagner et les prestations qui font que tout le monde est gagnant. Il réside aussi dans le fait de faire comprendre que la communication n’est pas juste destinée à créer du chiffre d’affaires. Elle peut aussi avoir pour but de redorer son image, se crédibiliser, trouver des clients bien ciblés…ça peut être plus large que ça. Aussi, nous devons toujours être à la pointe des tendances en terme de communication. Chez Optimize, on ne peut pas dire à nos clients « faites des Reels » et ne pas faire de Reels nous-mêmes ; on ne peut pas dire aux gens de faire un site internet et avoir un site qui ne renvoie pas une image professionnelle. Donc, on essaie d’appliquer tous les conseils que l’on donne aux clients. C’est important de montrer l’exemple.

Quels sont les 3 incontournables dans la mise en place d'une stratégie digitale ?

     Déjà c’est de bien avoir déterminé sa cible. La première erreur est de se dire : je veux m’adresser à tout le monde. On ne peut pas, c’est trop large.    Ensuite, c’est d’avoir une stratégie; parce qu’on se dit souvent « je vais sur les réseaux sociaux c’est une stratégie digitale » mais ce n’est pas si simple. Il faut réfléchir à quels réseaux, à quels leviers digitaux : par exemple, est-ce que je fais un site, est-ce que je crée un blog, est-ce que je fais de la vidéo sur les réseaux sociaux, si oui, sur lesquels etc… Donc, pour avoir des résultats il faut bien construire sa stratégie digitale !    Troisièmement, il faut rester soi-même; c’est à dire que sur le digital et notamment sur les réseaux sociaux, on peut facilement avoir tendance à vouloir faire du buzz, ou à vouloir faire n’importe quoi juste pour faire bien ou parce qu’on nous a dit de faire ça ou parce que le concurrent le fait… Rester soi-même permet que cela tienne sur du long terme, que ce soit crédible et que les gens voient que c’est spontané.

Conseil en stratégie digitale
Conseil et stratégie digitale

Quelle place donner à la vidéo ou au motion design dans sa communication digitale ?

    Pour moi il y a deux ans, c’était déjà important. 
Aujourd’hui, c’est incontournable ! 
 Il y a différents types de vidéos. Il y a les vidéos que vous pouvez faire vous, chez Libellule Productions : les reportages, les motions design…ça c’est pour la crédibilité, l’image. Et il y a tout ce qui est en train de se développer : les Reels et les TikTok. En fait, toutes les vidéos plus spontanées, où on n’a pas besoin que ce soit très travaillé deviennent également incontournables. Sur Instagram, si tu ne fais pas de Reels, ton compte ne va pas se développer. C’est pour cette raison, que notre agence s’est mise à faire des Réels et des Tiktok. Mon travail consiste à sensibiliser nos clients sur la place que prennent certains réseaux sociaux et les tendances. Les internautes sont vraiment dans une volonté de communication plus humaine et de travailler avec des entreprises accessibles. ET la vidéo facilite cette démarche d’humanisation pour les entreprises. 
La vidéo permet de faire passer beaucoup de messages !

En matière d'audiovisuel, quelles sont généralement vos préconisations auprès de vos clients ?

     Chez Optimize, nous savons qu’il faut faire de la vidéo, et je le préconise pratiquement à chacun de nos clients. Dans le meilleur des mondes, quand il n’y a pas la question du budget ou des freins qu’ils peuvent se mettre, c’est une vidéo de présentation suivie de petites vidéos plus courtes, régulières, mais faites avec un professionnel. Ce sera peut être du contenu plus pédagogique, qu’on va mettre par exemple une fois par mois sur les réseaux sociaux. Le tout couplé avec une stratégie de vidéos beaucoup plus spontanées que l’on peut faire avec des TikTok et des Reels, ou des stories face caméra.

Y a t'il des impairs / des faux pas à éviter absolument dans ce domaine-là ?

     Oui. Déjà, il ne faut pas que ce soit trop long; privilégier des formats courts. Il faut que ce soit dynamique donc c’est bien quand il y a des plans qui changent. Et puis surtout, il faut penser au sous-titrage quand il y a des interviews ou du contenu voix-off.

Selon vous, peut-on se passer de communication digitale en entreprise ?

     Non. Ce n’est pas possible. Toute à l’heure j’ai vu un expert comptable. Il m’a dit « en tant qu’expert comptable, j’ai un doute sur l’importance de communiquer » parce que les gens viennent sur recommandations. Je lui ai dit qu’il n’avait effectivement pas besoin de mettre un gros budget com’ comme une entreprise qui a un produit à vendre, mais par contre le but dans sa communication va être de donner envie, et rassurer. Par exemple, si vous entendez parler d’un expert comptable, et que vous hésitez entre lui et un de ses concurrents : vous allez voir sur internet. Vous regarderez quelle image est la plus moderne, vous donne envie, est la plus dynamique… Donc, c’est hyper important dans tous les cas. En d’autres termes, c’est important pour tout le monde, tous les métiers. Il faut juste mettre le curseur en fonction de vos objectifs, de votre métier, de votre cible etc

Le mot de la fin ?

     Il ne faut vraiment pas sous estimer l’impact des outils digitaux. Il y a tellement de gens sur les réseaux sociaux maintenant que vous pouvez être déçus si vous n’attendez que des retours chiffrés, des likes etc. Il faut vraiment aller plus loin et essayer de regarder l’aspect qualitatif. 
Pour la vidéo c’est pareil. 
L’investissement à la fois en coût et même en temps que ça peut prendre, nous amène parfois à nous dire « je ne veux pas faire ça ». Au final, il faut voir un peu plus loin. Penser à la notoriété, à l’image que cela renvoie. Par exemple, mon podcast, ne me rapporte pas de clients directement, ni d ‘argent. Par contre, j’ai travaillé avec des clients qui avaient déjà entendu parler de moi, mais qui en voyant que je faisais des podcasts, ont eu vraiment le déclic pour travailler avec moi. 
C’est simple, mais cela fait des arguments complémentaires. 
 
Le mot de la fin serait d’oser. Il ne faut pas avoir peur, il faut commencer et avancer !

Qu’est ce que le découpage technique ?

KEZAKO : LE DÉCOUPAGE TECHNIQUE

Définition : Le découpage technique est un document qui intervient lors de la préproduction d’un film.

Ce dernier peut prendre plusieurs formes, mais son but est de décrire tous les plans qu’il faudra filmer le jour du tournage. 

Utile également en postproduction, il permet au monteur de suivre un schéma détaillé l’aidant dans la phase dite du bout à bout.

Le découpage technique comprend :

  • Une description visuelle, ce que nous voyons à l’image.
  • Une description sonore, ce que l’on entend à chaque moment
  • Une description technique, comment chaque plan est filmé (valeur du cadre, optique etc…)
  • Des informations sur les raccords entre les plans
  • Les informations essentielles du plan, scène, lieu, conditions
  • La durée de chaque plan

Découpage technique, story-board et plan au sol

Le découpage technique sert de base à la création du story-board.

Grâce à ce dernier, un illustrateur peut mettre en dessin les intentions du réalisateur. Ces deux documents combinés ne laissent aucune place au doute sur le tournage. La communication n’en est que plus aisée.

Pour aller encore plus loin, le plan au sol peut être également fusionné au découpage technique et au story-board. Le plan au sol est une vue du dessus de votre scène mettant en images les déplacements de caméra et des acteurs. Nous vous en parlerons plus en détails dans un prochain article.

Comment faire un découpage technique ?

Il n’y a pas de format standard pour le découpage technique, tout le monde y va de sa recette. Alors voici comment nous procédons chez Libellule Productions :

Nous prenons pour base notre scénario.
Toute la difficulté est ici d’imaginer les plans en fonction de notre scène. Une même scène (On entend par « même scène » : dialogues, actions et lieux identiques.) peut être découpée de différentes façons donnant un résultat totalement différent.

Sur une scène de dîner de 1 minute, nous pouvons avoir 4 valeurs de plans et un total de 8 plans. Ce qui donne un rythme lent, répétitif. Ce peut être voulu pour appuyer une blague, montrer le ridicule d’une situation, créer une gêne.

À l’inverse, la même scène, découpée avec 8 valeurs de plans sur un total de 16 plans donnera un rythme beaucoup plus effréné et créatif. Les plans étant plus nombreux sur la même durée, ils s’enchaînent donc plus vite. Nous pouvons ainsi mettre en avant une certaine tension dans la scène, appuyer le regard du spectateur sur des détails en gros plan etc….

Une fois que nous avons déterminé comment découper notre scène, nous décrivons ce qui se passe sur chaque plan, aussi bien au niveau du son que des actions et de l’image.

Le raccord, permet d’enchaîner naturellement deux plans, que ce soit un raccord dans le mouvement, un fondu au noir ou au blanc, ou tout autre type de raccord. Il est important de les noter dans le découpage technique pour que sur le tournage nous prenions en compte ces derniers pour ne pas les oublier. Mais également pour que le monteur sache comment raccorder les plans.

Entre en dernière partie, la partie technique, il s’agit ici de préciser les valeurs de plans : large, moyen, serré ; le cadrage : par-dessus l’épaule, cow-boy, gros plan etc… Mais également des informations sur l’optique : sphérique, anamorphique, 35mm 50mm. Bref, la partie technique s’adresse directement à l’équipe image sur le tournage. Elle s’occupe de tous les réglages pour que la mise en scène soit conforme à l’imagination du scénariste.

Pour déterminer la durée de nos plans, rien de plus simple ! Nous les jouons pour de faux en se chronométrant. Risible, mais efficace, cela permet de se rendre compte de ce que l’on demande à nos comédiens, notre équipe technique et du minutage pour rester dans les clous.

Pour conclure

Le découpage technique est un élément primordial dans la création d’un film. Il permet au réalisateur de s’assurer de la bonne transmission de ses idées à son équipe. Sans lui, les tournages seraient bien plus compliqués.

On entend souvent dire « pas besoin de découpage je l’ai dans la tête » ! Vous, peut-être, et encore il arrive que pas tout à fait… Mais votre équipe, pour sûr, ne l’a pas. Sans découpage, cette dernière serait perdue et vous passerez tous une mauvaise journée sur le plateau.

Alors on évite les ondes négatives et on fait son découpage technique !

Comment définir sa cible et son message marketing ?

Cible et message marketing

COMMENT DÉFINIR SA CIBLE ET SON MESSAGE AVANT DE PRODUIRE UNE VIDÉO ?

La vidéo est de plus en plus utilisée par les marques pour leur communication. 

Au même titre qu’un article de presse, un évènement ou un post sur les réseaux sociaux, la publication d’une vidéo nécessite une longue réflexion stratégique pour être réussie. Dans cet article, vous comprendrez le pourquoi du comment du choix de sa cible marketing et de son message avant la production d’un contenu audiovisuel.

Déterminer sa cible

La cible : qu'est ce que c'est ?

« La cible »…un terme qui revient très régulièrement dans le milieu de la communication et des agences de production audiovisuelle. Il est vrai que dans ce milieu, le jargon technique utilisé est assez riche et peut en décontenancer certains… 
Pour faire simple, la cible est la personne type qu’il est intéressant de viser, celle qu’il faut atteindre par la publication de nos contenus – ce sera l’échantillon de l’audience le plus susceptible de s’intéresser à nos productions. 

Choisir sa cible est donc une étape incontournable dans la réalisation de productions audiovisuelles. Faire les choses dans l’ordre est primordial pour optimiser le temps de travail : déterminer à qui s’adresser avant de réfléchir à ce que l’on veut dire et de quelle manière. 

Pourquoi c'est important ?

On ne peut pas plaire à tout le monde, pas vrai ?!

Il est important d’avoir conscience de nos objectifs et de notre public afin de s’y adapter. Déterminer une personne type, à qui adresser notre contenu, permet d’être plus juste dans le processus de réalisation et de création d’une vidéo. De nos jours, les consommateurs – potentiels clients ou prospects, attendent une offre unique, personnalisée, qui leur correspond. Vouloir s’adresser au plus grand nombre serait alors une erreur. 

Effectivement, les entreprises sont face à un large panel de profils lorsqu’elles proposent du contenu audiovisuel – chacun ayant un mode de vie et des priorités différents. Il est important de bien connaître son audience pour proposer une offre qui pourra lui être réellement utile.

L’âge, la catégorie socioprofessionnelle, le genre ou les centres d’intérêts sont tout autant de critères à prendre en compte lors de la phase de définition de sa cible.


Comment faire ?

Dans un premier temps, il faut très bien connaître son offre ! 
En connaissant sur le bout des doigts ce que l’on propose et le marché sur lequel on se trouve, il est plus simple d’avoir une idée plus précise de nos publics – plusieurs types de personnes se trouvent de l’autre côté.

Le but de cette étape du processus de production est de reconnaître la personne avec qui le pourcentage de match sera le plus grand : c’est le coeur de cible. 

Ensuite, il faut segmenter sa clientèle pour toucher en ricochet d’autres profils. Pour cela, il faut récolter des données sur les potentiels clients. Il existe aujourd’hui beaucoup de manières assez simples et accessibles de le faire :

  • les échanges avec sa communauté
  • les sondages
  • les formulaires à remplir
  • le mouse tracking sur les sites web 

Grâce à tout cela, il est plus facile de réussir rapidement et surtout précisément à identifier les besoins et les attentes de la clientèle. C’est tout de même mieux de ne pas se tromper de destinataire n’est-ce-pas ?!

Déterminer le message

Quel est le but de cette étape ?

Une fois que l’on sait à qui on a affaire, il faut se concentrer sur ce que l’on souhaite raconter. 

Nous ne nous adressons pas de la même manière à nos grand-mères, qu’à nos meilleurs amis ou encore à notre patron. Et heureusement !.. Nous adaptons sans arrêt notre discours sans forcément s’en rendre compte, pour des échanges plus fluides et qualitatifs. 

Si l’on parle de la toute nouvelle mise à jour de notre logiciel de montage préféré à notre grand-mère, on risque de perdre notre temps et de lui faire perdre le sien. 

En communication, c’est la même chose ! 
Pour économiser du temps, et aussi, de l’argent, il faut adapter le message aux interlocuteurs. Cela peut éviter de mener des actions budgétivores et énergivores à la fois, ce qui n’est pas négligeable quand on connait nos plannings.

Quelques conseils pour y arriver

Il faut personnaliser le message des productions pour qu’il touche directement la 
cible définie en amont ! 

La forme a son rôle à jouer, autant que le fond dans notre domaine d’activité. Certains publics préfèrent des formats courts, alors que d’autres sont friands de longs métrages ou plutôt de photos. Les couleurs, la musique, les titrages, finalement, la direction artistique est très importante pour adresser le bon produit à la bonne personne. 

En connaissant les habitudes de vie, les besoins et les goûts des potentiels clients, on sait qu’il n’est pas judicieux de se permettre de tous leur dire la même chose. Le vocabulaire va changer, ainsi que le discours et l’idéologie derrière un projet. 

Tout est une question d’adaptabilité !

Pour conclure

Adresser le bon message à la bonne personne peut paraître évident et bateau, mais après lecture de cet article vous vous rendez surement mieux compte du travail que cela implique. 

Une étape à ne pas zapper pour proposer une communication réussie et adaptée ! 

Le sound design, c’est quoi ?

Kesako Libellule
Le sound design, c’est quoi ?

On entend souvent dire que le son en vidéo est important, mais pourquoi ? Quels sont ces sons que l’on n’entend pas, ceux qui nous mettent dans une certaine ambiance, transmettent une émotion, illustrent une action et parfois même sont porteurs de message ? C’est ce que nous allons découvrir dans notre dernier article !

Définition : le sound design

Que ce soit au théâtre, sur un film, un jeu vidéo, un dessin animé ou même dans des livres audio : le sound design est l’art de créer une bande sonore cohérente avec l’histoire racontée, afin de favoriser l’immersion.

Une bonne bande sonore peut comporter beaucoup de choses :

Une, voir plusieurs musiques
Et ce, dans un même univers, avec des instruments et des rythmes similaires; utilisée en fonction des situations.
La musique principale de la création, souvent appelée “main theme”, doit être la plus poussée, la plus reconnaissable et la base de toutes les « sous » musiques.

Sound design

Les bruits
Ceux-ci sont bien réels. Sur un plateau de tournage, on peut intercepter certains bruits qui ne seront pas créés en studio; cela peut être un coup-de-poing sur un sac de frappe dans une scène d’entraînement, un verre qui se pose sur la table sur une scène d’apéritif ou tout autre son naturel contrôlé sur le tournage.

Des bruitages
Créées de manière artificielle, les bruitages traduisent la plupart du temps une action. Ils sont créés en studio à partir de matériel hétéroclite; c’est beaucoup de bricolage. Dans Star Wars, les sabres laser sont en réalité un mix de beaucoup de sons différents, notamment le bruit sourd d’un vidéo-projecteur mélangé à celui d’un aspirateur. Les chasseurs TIE, vaisseaux spatiaux du film, sont eux, des cris d’éléphants au ralenti !

Les voix
Et oui, c’est au sound designer de gérer aussi les voix des protagonistes !
Au moment de l’enregistrement, l’ingénieur du son fait la prise la plus qualitative possible. Mais, c’est au sound designer de passer derrière lui ! En effet, rien n’est jamais parfait sur la prise et c’est à la post-production d’y remédier.
Ainsi, le mixage des voix est très important : accentuer la diminution de l’intensité sonore lorsque le personnage s’éloigne de la caméra, faire en sorte que les voix s’entendent dans leur environnement ou l’inverse si telle est l’intention. Mais aussi, nettoyer le son de tous ses défauts, comme les bruits de bouche, bruits involontaires etc …

Du silence
L’absence de son n’existe en réalité jamais (sauf dans l’espace!). C’est donc tout naturellement que les créations auditives se doivent de respecter cette règle.
Lors du tournage, des prises de « son seul » sont effectuées pour enregistrer les micro-bruits d’une pièce, d’une rue, d’un espace. De ce fait, au mixage son, ces pistes audio que l’on n’entend pas, ou plutôt auxquelles on ne fait pas attention, sont pourtant toujours présentes. Grâce à ces dernières, les transitions entre les scènes sont plus fluides et l’ambiance toujours respectée. 

La boite à outils du sound designer :

Les effets :
Les effets sonores sont multiples ! Certains permettent de déformer un son – l’accélérer ou le ralentir, et d’autres, peuvent même isoler des fréquences précises pour venir le trafiquer..
Les filtres Snapchat, Instagram ou encore des effets de voix style fête foraine ou déformation – très utilisés sur Youtube, sont les plus connus, car ils sont les plus visibles appliqués directement sur la voix. N’oublions pas tous les autres effets qui peuvent être intégrés, sans s’accorder à la voix, directement mais potentiellement à n’importe quel type de son ! Certains effets sont même très peu perceptibles pour une oreille inattentive.

La synthétisation :
Il s’agit ni plus ni moins de la création de son complètement artificiel. A partir d’un synthétiseur, en appliquant des paramètres voulus, il est possible de produire des sons qu’on ne connaît pas encore ou du moins extérieurs aux sons dits naturels. C’est au sound designer de jouer avec son synthé pour créer LE son qui correspond à sa vision de la création.

 

Les Samples :
Il s’agit d’échantillons de sons déjà existants : prendre la basse d’une musique, couper l’enregistrement d’une machine à café uniquement au moment où le liquide coule etc etc… Tous ces samples peuvent être vus comme des Lego qu’il faudra par la suite agencer soit séparément, soit en les mixant pour créer de nouvelles formes de nouveaux sons.

Un peu d’histoire

Le sound design prend racine bien avant la création du cinéma, et même celle du théâtre. Toute civilisation racontait des histoires en mimant des bruits, créant des atmosphères sonores avec divers instruments du plus rudimentaire au plus sophistiqué. Il n’y a donc pas de date précise pour la création du principe.

En effet, à l’inverse de ce que l’on peut penser, le cinéma n’a jamais été muet. Même sans dialogues, lors des projections, un pianiste guitariste ou tout autre musicien accompagnait à l’époque la projection, réagissant à ce qu’il voyait à l’écran. De même, les bruits de la salle – soupirs, rires, exclamations et autres interactions sonores des spectateurs, rythmaient eux aussi le film, créant déjà une expérience complète aussi bien visuel que sonore.
Ainsi, on peut dire sans entrave que le sound design a toujours existé !

 

Cependant, on peut dater sa vision moderne aux années 1970, avec des films comme Apocalypse Now et Star Wars (chef d’œuvre cinématographiques et précurseurs du Sound design actuel).

En définitive, le sound design c’est, en soi, beaucoup de choses !

Un simple coup de fusil peut aussi bien servir à vous immerger dans une scène d’action, vous faire sursauter dans une scène de suspens, et même à vous tirer une larme hors champ, en laissant sous-entendre la mort d’un personnage principal.

Le sound design, ce sont des bruits, des sons, des musiques inoubliables, du réalisme, de l’émotion c’est parfois même une forme de réécriture de la création audiovisuelle que vous visionnez.

 

A présent, vous ferez – peut-être, plus attention à ces petits détails qui font une grosse différence….

Les étapes de production d’une vidéo

Montage vidéo

les étapes de production d’une vidéo

Quand on visionne un film, il est rare de se rendre compte de tout le travail effectué pour sa création. La vidéo comme la danse – et beaucoup d’autres arts, sont trompeurs quant à leur complexité. En regardant un ballet, les mouvements de nos danseurs sont fluides et paraissent d’une simplicité déconcertante. Cependant, je vous mets au défi de faire un joli porté ! Cette simplicité lors de la représentation n’est finalement que d’apparence et n’est obtenue que par des journées entières d’entraînements.  L’audiovisuel, c’est pareil ! Derrière une publicité simple et efficace de 30 secondes se cachent, en réalité, bien des heures de travail.

Mais de quoi sont faites ces heures, bien souvent invisibles pour un œil non-initié ? Dans cet article, on vous apprend les coulisses de la création d’une vidéo !  Ceci découpé en 3 étapes.

1. La préproduction

On appelle pré-production toutes les étapes qui interviennent avant la production : tournage, motion design etc..

Les tâches à effectuer en amont sont notamment :

Définition de la cible et étude marché

Dans un premier temps, avant de commencer tout chantier, il faut s’imprégner du contexte. Cette étape passe par une veille et un rendez-vous avec le client.

Il s’agit de définir à qui l’on s’adresse, le but de notre création, la durée, le format, les éléments importants, s’imprégner de la culture d’entreprise, faire une étude de ce que fait la concurrence, définir les moyens et les dates de diffusion et potentiellement déjà le budget alloué.

Mise en place d'un retro planning

Avec le client, c’est le moment de valider ce qui a été vu dans l’étape précédente. Ensemble, nous déterminons les deadlines (dates clés) du projet, la date à laquelle nous estimons effectuer le tournage, la date de rendu, combien de temps de montage ainsi que le temps nécessaires aux autres étapes de production. Ceci prend la forme d’un planning consultable à tout moment par les parties afin de suivre le projet de bout en bout et en direct.

préproduction

L'écriture du script, du scénario et du storyboard

Après de nombreux échanges, la société de production s’occupe de rédiger dans un premier temps un script. Ce dernier – très court – permet de synthétiser les idées de la vidéo et doit être validé.

Le scénario est une version détaillée du script. Y sont précisées les intentions de jeu des acteurs, les dialogues et tout ce que l’on voit à chaque instant à l’écran. Ce document, contrairement au premier, peut prendre la forme de plusieurs pages.

Le storyboard est une sorte de bande dessinée qui met en images une idée du rendu final du film. Ce dernier est basé sur le scénario et sert d’outil commun à tous les services ainsi qu’au client. Pour en savoir plus sur le storyboard, nous avons écrit un article à son sujet.

Le découpage technique et la feuille de route

Basé sur le scénario et le storyboard, le découpage technique est un document regroupant toutes les informations nécessaires pour le jour du tournage. Y apparaissent, scène par scène, tous les éléments de décor, costumes, mais aussi des intentions de cadrage, de réalisation, et même des éléments plus techniques comme les objectifs de la caméra utilisée ou l’intensité lumineuse de chaque source.

La feuille de route – quant à elle, est basée sur le découpage technique et donne un planning avec des horaires à respecter pour le jour du tournage, elle permet de savoir dans quel ordre tourner les scènes afin d’optimiser le temps. (Déplacement de la caméra, décors, disponibilités des acteurs, des lieux etc…)

Nous vous épargnons les étapes de casting où il faut sélectionner les acteurs, les voix off, le repérage et la réservation des lieux, mais aussi la création d’une bible d’équipe (un document regroupant toutes les informations des personnes engagées sur le projet) et d’autres étapes plus minimes de la préproduction…

Après tout ce travail nous voilà enfin prêts à filmer !

2. La production

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le tournage / la production est souvent la partie la plus courte de la création d’un film ou publicité.

En effet, le tournage étant préparé en amont dans les différentes étapes de préproduction, tout est organisé, chronométré, orchestré ! Ainsi, le tournage ne prend que quelques jours -voire heures, en comparaison de la préproduction et de la postproduction qui comprennent des semaines de travail.

C’est évidemment sans parler des imprévus. Oui, même avec la meilleure préparation, les facteurs humains, météorologiques ou tout autre imprévu indépendant de la volonté de l’équipe pointent toujours le bout de leur nez ! Il faut donc répondre de manière efficace avec de potentiels plans B anticipés au préalable… Ou alors avec beaucoup de débrouille et de bricolage.

Ça y est, c’est dans la boite, il est maintenant temps de passer au montage.

tournage

3. La post-production

La post-production comprend essentiellement des phases sur ordinateur à travers des logiciels de montage, de colorimétrie et d’animation. Ces étapes sont les suivantes :

Le derushage

Surement le moins passionnant, mais au combien essentiel, le derushage est la sélection des meilleures prises du tournage.

Dans cette étape, le monteur regarde l’intégralité de ce qui a été filmé plusieurs fois et doit faire un premier tri entre les fausses et bonnes prises et dans les bonnes prises identifier les meilleures, qui seront conservées pour le montage.

Il classera dans différents dossiers sa sélection pour les étapes suivantes de la post-production.

Le bout à bout

Suivant le storyboard et le découpage technique, le monteur met, sans artifice, les scènes les unes après les autres. Cette première version permet de valider le choix des plans sélectionnés ainsi que le rythme de la vidéo.

Post procution vidéo

Le montage et le motion design

C’est le moment de s’amuser ! Modification des scènes sélectionnées (recadrage, effets visuels etc…) ajout des transitions, et potentiellement d’habillage visuel tel que des effets spéciaux et du motion design.

Tous ces rajouts sont pour la plupart pensés et validés en amont, mais il arrive que le montage soit aussi une réécriture de la vidéo avec une nouvelle vision, de nouvelles idées.

L'étalonnage

La colorimétrie – ou étalonnage – est une des dernières étapes de la post-production.

Dans cette dernière, l’étalonneur, retouche les couleurs et lumières du film. C’est souvent de là que le style, la patte de la vidéo ressort le plus. Encore une fois, la Direction Artistique de départ doit être respectée.

Le mixage son et sound design

Dernière étape de la postproduction : le sound design. C’ est l’ajout d’éléments sonores souvent enregistrés lors du tournage ou dans un studio. Ces effets apportent un aspect plus immersif et réaliste au film.

Le mixage son joue sur le volume : faire en sorte que l’on entende toujours bien les dialogues, que les sons ou la musique ne soient pas trop forts, intégrer la voix off, tout en respectant certaines règles.

Nous vous épargnons une nouvelle fois certaines étapes comme l’exportation, les allers-retours client; car, à chaque étape, ce dernier doit effectuer une validation et si ce n’est pas le cas, charge au monteur de rectifier le tir avec de nouvelles versions.

La version finale est prête, aussi appelée le Master, il faut maintenant diffuser la vidéo… Mais ça, ce sera pour un prochain article !

Comment définir son cadre ?

Comment définir son cadre ?

Ça y est, vous souhaitez vous lancer dans le grand bain de la création de contenus par vos propres moyens !
Vous avez de quoi filmer : téléphone, appareil photo ou même une caméra… Vous connaissez certaines bases – comme la gestion de la lumière, mais il vous manque encore un essentiel… Comment définir votre cadre, votre prise de vue ?
Et oui, comment placer la caméra, vos acteurs, votre décor n’est pas inné et il va falloir apprendre et pratiquer pour maîtriser l’art de la composition. 

Si vous avez déjà fait de la photo, vous partez avec un avantage !
Dans le cas contraire, découvrons ou redécouvrons les basiques du cadrage dans cet article….

La règle des tiers : la fondation de votre composition

La règle des tiers : la fondation de votre composition

 

Vous l’avez forcément déjà vue, la grille de tiers divise le cadre en tiers horizontal et vertical.

Les lignes séparant ces différents tiers sont appelées les lignes de force, c’est ici que l’on va placer les éléments les plus importants de notre composition.
Les intersections de ces lignes sont les points d’attention principaux. Si vous voulez amener l’attention du spectateur sur un endroit précis, c’est ici qu’il faut placer votre cible. 

 

Lorsque vous cadrez un personnage, utilisez la ligne horizontale supérieure pour placer ses yeux, voir même les points d’attention de cette dernière. Ainsi, le bas du visage de votre acteur restera toujours visible. La partie du bas étant sa bouche s’il parle, il est naturel de la voir à l’écran. 

En fonction de la direction dans laquelle l’acteur regarde, laissez un espace dans la partie devant lui. S’il regarde vers la droite, placez-le à gauche et laissez du vide à droite. 

Même combat si votre sujet se déplace, il va vers la droite, il est placé à gauche et il y a du vide à droite.

 

L’horizon peut également être placé sur la ligne des tiers. 

La ligne supérieure pour attirer l’attention sur le sol. Une scène où vous dévoilez un paysage ou s’il y a de l’action sur terre.
Et à l’inverse, on placera l’horizon sur la ligne inférieure pour accentuer l’espace aérien : passage d’oiseaux, guerre aérienne ou pour agrandir un paysage. 

 

Le placement de vos personnages ou objets joue également sur la ligne des tiers. Placez un personnage ou un objet sur la ligne verticale gauche et un sur la ligne verticale droite et votre spectateur portera une attention égale aux deux sujets. 

Si vous voulez mettre en avant quelque chose, placez-le au centre de votre image, dans les tiers du milieu, au détriment des lignes de force. 

Ces méthodes de placement marchent également avec les éléments du décor. Même s’ils sont dans votre flou d’arrière-plan, placez votre décor de façon intelligente, que ce dernier raconte quelque chose. 

Placer votre caméra

A hauteur des yeux, c’est le placement le plus simple, le plus connu, neutre, il place le spectateur à hauteur du ou des protagonistes. 

 

La contre-plongée sert à magnifier ou rendre puissant un élément. Pour se faire placer la caméra sous votre sujet et regardez vers le haut. Votre personnage paraîtra plus grand, dominant. 

Petit tips, si vous le placez dans un décor encore plus grand que lui, la contre-plongée prendra un autre sens, votre personnage ne paraîtra plus puissant mais perdu dans une immensité.

 

La plongée est à l’inverse un plan placé au-dessus de votre personnage regardant vers le bas. Cette méthode rend vulnérable, rapetisse votre cible. Ainsi placé dans un position de faiblesse, votre protagoniste transmet une émotion de victime. 

En combinant plongée et contre plongée, nous pouvons installer un véritable rapport de force entre 2 personnages : un dominé et un dominant. 

 
contre plongée
POV

Le top shot est une contre-plongée poussée à l’extrême. En effet, on place la caméra à 90° au-dessus du sujet comme une douche. Ce placement peut servir à dévoiler un décor, un espace. Il sert également à pousser les situations, les mouvements, un homme seul allongé paraîtra encore plus seul et allongé vue du dessus.

 

La vue subjective : placez la caméra dans les yeux de votre acteur ! Pour une immersion totale, la vue subjective ou POV (point of view en anglais) fait vivre aux spectateurs les péripéties de votre personnage comme s’il s’agissait d’eux-mêmes. Placez des mains autour de votre cadre, mettez des tremblements dans la caméra en avançant pour simuler une marche etc…

Le dutch angle, ou plan incliné, casse les habitudes de cadrage. Ce plan n’est pas bullé ! C’est-à-dire que la caméra est de côté (la bulle pour faire le niveau n’est pas respectée). Ces plans de travers attirent l’attention du spectateur, créent un malaise, une perte de repères. Attention trop de dutch angle tue le dutch angle ! N’abusez pas de cet effet de style qui ruinera votre création s’il est mal utilisé.

Maintenant que vous avez les bases de la composition et du cadrage, il ne reste plus qu’à vous entraîner !
L’exercice le plus simple reste l’interview ! On vous donne ici nos astuces pour en réaliser une belle.

Si vous n’avez pas le temps ou l’envie vous pouvez toujours nous contacter pour la réalisation de vos films.

Le motion design, c’est quoi ?

Kesako Libellule
Le motion design, c’est quoi ?

Définition, le motion design :

Le motion design – ou animation graphique, est une forme d’art dont l’essence même est le mouvement d’un ou plusieurs objets. On appelle motion design toute animation possédant du mouvement. 2D, 3D, illustration tout y passe. 

Le motion design est présent sur énormément de supports : vidéos sur les réseaux sociaux, le cinéma, les émissions télés et autres streams en ligne.

Attention ! Aujourd’hui encore, la définition du motion design est encore quelque chose de flou. 

Deux écoles existent :

Certains résument le motion design au graphisme animé, tandis que d’autres ont une définition plus large englobant tous les arts de l’animation comme le dessin animé, la 3D, les effets spéciaux, etc…

 

Pourquoi faire du motion design ?

Du bandeau affichant le nom de l’intervenant au JT aux effets spéciaux (digitaux) au cinéma, le motion design s’est récemment fait une place de choix sur Internet. 


En effet, c’est un moyen sûr et efficace pour se faire comprendre. Nombreuses sont les entreprises présentant leur activité via des animations graphiques. 

Un exemple connu sont les spots de la Maïf ! Un design simple, une voix off, un message qui va droit au but tout en ayant une direction artistique qui marque les esprits avec une pointe d’humour. 

 

Les applications du motion design sont multiples et n’importe quelle entreprise peut y recourir, que ce soit pour de la communication interne ou externe. 

C’est un excellent moyen d’expliquer une nouvelle fonctionnalité sur un logiciel, l’usage d’un outil, présenter une activité ou sensibiliser sur des événements…

Les applications sont infinies !

De plus, le motion design étant obligatoirement de la vidéo, si vous avez encore des doutes sur son utilité,vous pouvez retrouver ici notre top 5 des raisons pour faire de la vidéo.

 
maif motion design

Histoire du motion design :

Même si la date officielle de cette forme d’art est largement disputée, les avis convergent d’une façon générale vers les années 1920. 

On retrouvait à l’époque des films abstraits faisant appel à des formes statiques.

Dans les années 40, Norman Mclaren et Oskar Fischinger, pionniers du cinéma, expérimentent le graphisme au cinéma et y incorporent du mouvement.

10 ans plus tard, cette expérimentation fait ses preuves et devient une branche à part entière à l’intérieur même de l’industrie du grand écran.

naissance du motion design

À partir de là tout s’accélère :

  •  le générique de fin de film tel qu’on le connaît déroulant du bas vers le haut naît en 1955 (eh oui, c’est aussi du motion design)

  • Les chaînes de télévision décident d’animer leur logos une par une.

  • En 1960, le terme motion Graphic voit le jour. Une référence directe à l’entreprise qui s’est spécialisée dans cet art “Motion Graphic Inc.” 

  • La même année Saul bass, un graphiste américain, fait passer le motion design dans un autre monde. De simples incrustations informatives, le motion design devient expression et atteint enfin le statut d’art à part entière. Ses œuvres “l’homme au bras d’or” ou “Psychoses” sont aujourd’hui encore des références pour des créations de génériques.

Les années 2000 marquent un tournant pour l’animation graphique !

 

Avec l’arrivée d’internet, de nouveaux métiers apparaissent ainsi que de nouveaux outils. Les principales agences de publicité à travers le monde reconnaissent l’intérêt du motion design en fondant des pôles entiers à la pratique : Youtube, les animations flash sur les sites, la publicité… Ça y est, la grande histoire du motion design à pris son envol. 

Passé de l’incrustation législative au cinéma à une forme d’art à la portée de tous.

 

Pour conclure :

Le motion design est un art reposant sur le mouvement de formes.

Utilisé dans tous les domaines pour tous les buts, il s’impose lorsqu’il s’agit de faire passer un message de façon simple sur internet.

 

Envie de franchir le pas ? Contactez-nous

3 conseils pour être à l’aise en vidéo

emilie.letellier@libelluleproductions.fr

Parler devant une caméra est un exercice difficile !
Vous n’êtes pas les premiers à vous demander comment améliorer votre prestation devant l’objectif. Le trac, le stress, le bégaiement ou les tics de langages sont des choses tout à fait courantes, c’est même une réaction normale pour qui le métier n’est pas d’être comédien. 

Bien que vous ne deviendrez pas le nouveau Jean Dujardin du jour au lendemain, nous pouvons vous donner quelques conseils pour améliorer vos prestations face caméra.

1- La préparation, une solution pour éviter les imprévus.

Pour votre texte, il existe 2 écoles, à vous de choisir celle qui vous correspond le mieux. 

Certaines personnes ont un minimum d’aisance à l’oral, nous leur conseillons donc la technique des mots-clés, ou bullet point. Notez votre texte sous la forme d’une liste et naviguez à l’oral entre vos différents points dans un ordre logique et prédéfini. Le rendu de votre présentation sera le plus naturel possible tout en restant structuré. Attention cependant aux répétitions et aux formules de phrases redondantes. N’hésitez pas à marquer des pauses.

Si vous ne vous sentez pas “d’improviser” les liaisons entre vos parties, vous pouvez écrire l’intégralité de votre texte et l’apprendre comme une poésie. A la différence qu’au moment de réciter, si vous reformulez une phrase – du moment que le sens est inchangé, vous poursuivrez. Bannissez, dans la mesure du possible, votre feuille lors du tournage. En effet, le but n’est absolument pas de lire votre texte les yeux rivés sur ce dernier, le rendu serait catastrophique. 

Pour aller plus loin : 

Astuce 1 : faites en sorte, au moment du tournage, de posséder un prompteur. Attaché à l’objectif de la caméra, ce dernier affichera devant vous, votre texte ou vos bullet points à un rythme prédéfini. N’oubliez pas qu’il ne faut pas lire ! Jouez un minimum la comédie lorsque vous utilisez un prompteur. 

Astuce 2 : révisez votre texte juste avant votre prestation, relisez-le à voix haute pour savoir comment placer votre intonation une fois devant la caméra.

écrire son texte

2- Se mettre à l’aise, comme à la maison !

Installez-vous confortablement, portez une tenue dans laquelle vous vous sentez à votre avantage, que vous affectionnez. Prenez soin de vous avant le tournage : maquillage, coiffure, masque pour la peau, ou tout autre rituel qui vous fait sentir dans votre meilleure forme. Faites en sorte que toutes les conditions soient réunies pour être le maximum à l’aise. Préparez un verre d’eau ou une boisson, hydratez-vous, c’est important dans la vie et surtout devant une caméra. 

Si quoi que ce soit vous dérange : lumières trop fortes, micro-cravate mal accroché, pas assez de place pour vos jambes, câbles gênants et autres fonds sonores désagréables sentez-vous libre d’en référer à l’équipe technique. Cette dernière fera tout pour vous mettre à l’aise lors du tournage, cela fait également partie de son rôle. Si vous êtes seul.e, effectuez vous-même ces changements, l’important est d’être dans les meilleures conditions. 

Lors du tournage, faites en sorte que votre prestation ressemble à une discussion avec un ami. Si un visage familier ou rassurant est présent lors du tournage, placez-le derrière la caméra. S’il n’y a personne, vous pouvez accrocher une photo à cet endroit-ci. Parlez à cette photo / personne le plus naturellement possible.

s'accepter en vidéo

3- L’acceptation de soi, du résultat.

N’oubliez pas que nous ne vivons pas dans un monde parfait ! Acceptez-vous tel que vous êtes. Si vous avez un complexe sur une partie de votre corps, votre allocution, votre voix ou tout autre chose, même si c’est difficile, ne portez pas votre attention dessus. Ces caractéristiques font partie intégrante de votre identité, servez-vous en au contraire comme une force, quelque chose qui vous fait sortir du lot, d’être unique. Lors du visionnage de la vidéo, concentrez-vous plutôt sur les 2 points cités précédemment pour avoir un œil objectif sur la qualité du contenu.

Dans le même thème, si lors du visionnage ou du tournage votre langue se fourche, vous répétez, vous bégayez, acceptez ces défauts de prestation. Après tout, vous êtes humain et sûrement pas comédien ! La perfection n’existant pas, cela ne sert à rien de se torturer en essayant de l’atteindre toujours plus. Faites un maximum d’efforts pour avoir un résultat correct, mais ne recommencez pas jusqu’à la prise parfaite, spoiler elle n’existe pas. Puis n’oubliez : le montage permettra de gommer tous ces petits défauts afin de vous mettre le plus à votre avantage.

Tips bonus : Le rythme, l’énergie.

Souriez ! C’est tout de même plus agréable et pensez à varier votre ton. Variez votre intonation comme lorsqu’on raconte une histoire à un enfant ou ses amis. Le rythme est également important, n’oubliez pas de marquer des pauses pour vous permettre de respirer et de ne pas perdre votre auditeur. Parlez de façon posée et naturelle.

Conclusion :

Vous voilà maintenant mieux armé pour affronter votre passage devant une caméra ! Appliquez ces conseils en étant sérieux sans être trop perfectionniste.